Genre : Romance
Auteur : Kyou
J'ai voulu faire mon malin. J'ai voulu impressionner la galerie. Et voilà donc où je suis. Je m'appelle Hiroto, je suis guitariste dans un groupe encore méconnus. Il devait l'être moins après cette scéance photos, dans cette contrée perdue. Nous sommes au milieu d'une espèce de jungle, nous devions faire un shooting, notre tout premier en professionnel, dans cette jungle et ses mangroves. J'ai fais le pître, pour ne pas changer, lors de la pause. Je suis allé dans une des embarcations, une qui, bien entendus n'avait aucun moteur mais une voile, une petite barque, modeste. Et j'ai pris des pauses les plus idiotes que je pouvais, pendant qu'un de mes amis me prenait en photo. Hors, on ne nous avait pas prévenus, qu'ici, à cette période, le temps pouvait d'une seconde à l'autre, passé du soleil radieux, à une énorme tempête.
Le lien qui tenait la barque au ponton s'est cassé, et la barque fut amenée là où le vent le décida. Mais avec moi dedans. Je n'avais rien pour revenir, et vu la force du vent, mon seul pouvoir était de tenir fortement la coque du bateau, attendant désespérément une accalmie. Je voyais mes amis disparaître au loin, au fur et mesure, devenant maintenant, de minuscules points noirs. Je ne sais pas comment tout cela va finir.
Je me réveille, bercé par les mouvements de la barque. La tempête est passée, je ne suis pas mort, c'est un bon point. Le bateau est toujours sur cette rivière, entouré de végétations, d'arbres, et de crocodiles, tous plus énormes les uns que les autres.
Je regarde ma montre, elle est arrêtée, elle est restée bloqué sur 14h52. Vive le numérique. Je ne sais pas quelle heure il peut bien être, ni combien de temps j'ai dérivé ainsi. Les autres doivent sûrement me chercher. Moi, en attendant j'observe le coin. Je n'ai plus que ça à faire.
Lors d'un énième virage, je vis une espèce de maison, en bois, assez en désordre d'extérieur. Je n'étais pas proche du bord, mais les feuilles étant si géante ici, je réussi à en arracher une, au bout de quelques tentatives, puis à m'en faire une pagaie, sans que les crocodiles, piranhas et autres bêtes dangereuses ne s'y attaquent. Arrivé devant cette maison, un minuscule ponton me fit face, je grimpais alors dessus, laissant la barque repartir au grès de ses envies. J'avançais doucement vers ce que je pense être la porte d'entrée, je toquais.
Quel idiot, nous ne sommes pas au Japon ici, si jamais quelqu'un habite ici, il ne me comprend sûrement pas. Bon, retentons le coup, mais cette fois, avec les notions d'anglais qu'il me reste. C'est à dire, pas grand chose.
On dit 'is' ou 'are' ? ooh je ne sais plus, mais il me comprend quand même, enfin, si une personne est dans le coin, elle devrait comprendre, cependant, j'ai pas l'impression qu'il y ait âme qui vive. Ca aurait été trop beau, faut avouer, vu le coin paumé où je me retrouve. Je fais come chez moi, rentrant prudemment dans la maison, qui n'est pas fermée, à l'intérieur, je m'attendais à voir arachnides et reptiles en tout genre.. mais non, elle était drôlement bien entretenue, les propriétaires ont du quitter les lieu il y a peu. Je pris un des fauteuils qui se trouvaient dans la cuisine, j'avais l'impression de sentir encore la bonne odeur de viandes cuites, j'humais cette senteur quelque instant, puis repartit sur la terrasse de l'entrée, y mettre le siège, et m'assayant dessus, attendant que les secours viennent.
*BOUUUM*
- hein, qu'est ce que.. Oh.. ah !! je.. oahahoahahaaahoooh *splash*
une femme, non une jeune fille était là, à côté, du petit bois à ses pieds, des guenilles l'habillaient, les bras le longs du corps, les mains crispées, une expression de stupéfaction dans ses yeux.. ses grand yeux marrons verts. Je m'étais assoupis, et je me réveille avec cette demoiselle à côté, je me levais brusquement, mais, maladroit que je suis, je perdis l'équilibre et me retrouvais dans la rivière. Dans la panique, je bougeais comme un gamin, je sentais déjà les sangsues m'agripper les jambes. Puis je sentis des vaguelettes s'intensifier... les alligators ... Oh mon dieu !
j'avais encore assez de discernement pour parler anglais, mais elle restait là, me voyant me débattre désespéremment dans cette eau boueuse et pleine de bestioles suceuses de sang et mangeuses d'Hommes, je ne suis pas très grand, en une bouchée, je ne suis plus là moi. Et elle, elle reste là, me regarde. Je continue de l'interpeller, lui demandant de l'aide, et sentant un de ses poissons carnivores tenter de faire de moi son repas, je ne pus m'empecher d'hurler.
Soudain, elle réagit, elle me pris le col, et d'une main me souleva. Le poisson qui m'attaquait lâcha prise et retomba dans la flotte, enfin non, il n'eût pas le temps, la jeune fille l'attrapa dans sa chute, me posa à terre, pris le poisson et rentra à l'intérieur. Moi je restais là, hébété, la bouche grande ouverte, en mode carpe. Elle n'a réagit que quand j'ai parlé japonais.. Ah mais quel crétin ! maintenant que j'y pense, cette fille m'a l'air d'une asiatique. Brune, les yeux marron verts, la même taille que moi, vous allez me dire, ce n'est pas difficile. Elle est plutôt métissée je dirais. Je me retournais vers la rivière, vit les reptiles dans l'eau, et leur tira la langue, tel un petit garçon qui venait de gagner un défi. Je sentis une pression sur mon épaule, une main. Je me retournais donc, pour me retrouver face à ma sauveuse.
elle me prit la main et m'emmena à l'intérieur, ne me laissant pas finir ma phrase. Je continuais de lui parlais en japonais, mais plus aucune réactions ne se fit de sa part. Elle m'assit dans le fauteuil du salon, puis partit. Je regardais un peu mieux autour de moi, pas de télé, ni de radio, pas de micro ondes, en fait, toute technologie était bannie de cet endroit. Je posais mes mains sur mes genoux, mais les enleva bien vite sentant la douleur de mes plaies. Les sangsues étaitent toujours là..
Elle revint, avec des bandages, et ce que je pensais être de l'alcool, mais vu la couleur verdatre de la solution, je pense pas que ça soit ça, mais ça doit avoir les même effets. Elle me retira chaque sangsues qui festoyer sur mes jambes, ça fait un mal de chien, mais devant elle, je faisais le fier, et ne mouftais pas. Mais une larme perla sur ma joue, ce qui la fit sourire. Oh, encore plus magnifique quand elle sourit. Je tentais d'engager la conversation.
- ano.. heu.. Hiroto desu. Enchanté
Pas de réponse, elle continuait son boulot. Désinfecta, et là, j'ai jamais eu aussi mal de ma vie, comme si de l'acide vous transpercez la peau. Horrible ! le bandage mis, elle repartit en cuisine, finir le repas, je suppose.
Au diner c'était Pyranas sur lit de riz. Il y a du riz ? étonnant, remarque, vu la tonne d'eau ici, pas compliqué d'avoir quelques rizières. Encore plus étonnant ! le gout d'un pyranas, le mélange de poisson et de poulet, c'est pas mauvais. leurs dents nous servent de cure dents, pas bête. Il n'y avait pas d'horloge, je cherchais dans toute la maison, et c'est finalement devant la porte d'entrée que je trouvais ce que je voulais. Bien sur, ce n'était pas une horloge avec des aiguilles, et à pile, non c'était une solaire. Vu l'ombre du bâton, il devait être aux alentours des .. heu .. voilà ce que c'est que d'avoir que des montre numériques, d'ailleurs l'autre, j'aurais du la prendre waterproof.. M'enfin, je pense qu'il indique un 21h20.. En tous cas, il est tard. j'entendis, derrière moi, une porte claquer, puis je vis ma demoiselle se diriger vers ce que j'appelle le jardin. Machinalement je la suivis.
Elle s'arrêta, quelques mètres de la maison plus loin, sur une espèce de colline, nous avons passé quelques arbres, mais je me suis égratigné encore les bras, je ne suis pas doué. Mais ça vaut le coup. Nous sommes surélevés, et devant nous s'offre un spectacle magnifique. Un coucher de soleil, comme jamais j'en avais vu, je m'assis à côté elle, dans la position tailleur, puis regarda le soleil nous dire au revoir au fur et à mesure. Je mis mes mains derriere moi m'appuyant dessus, mais j'en apposais une sur une des siennes, je la retirais vivement, mais elle se contenta de me sourire. Puis de nouveau regarda le soleil faire briller ses derniers rayons. Vous y croyez au coups de foudre ?... moi oui.
J'ouvre les yeux, lentement, je suis toujours sur cette colline, mais j'ai une sensation de chaleur sur le torse. Je me relève lentement, et je vois la jeune fille sur moi, dormir également. Je n'ose pas la réveiller, mais je n'ai pas besoins de le faire, elle a dut me sentir bouger et émerge également. Quand elle se rend compte qu'elle était sur moi, elle se relève, se courbe comme pour s'excuser. Je rigole, la relève, lui tenant le menton. Me voyant rire, elle rit à son tour, plus discrètement. Elle joignit ses mains sur ses genoux, tandis que moi, j'avais toujours ma main lui tenant son si joli minois. Je ne put m'empêcher de tenter quelque chose. Je m'approchais d'elle doucement, sans geste brusque, elle se mit à rougir violemment, la rendant encore plus craquante. Je ne pensais pas y arriver, mais je pris possession de ses lèvres, nous avions tout deux garder les yeux ouverts, puis les siens se sont fermés, et les miens les ont suivis. Un chaste baiser, pour commencer, puis ses mains se mirent à entouré mon cou. Nous étions sur nos genoux, les miens me faisait encore mal, mais je m'en foutais, mes mains se mirent à balader sur son corps, à passer sous ses vêtement de fortune, et les siennes firent de même. Je frissonnais sous ses caresses, et plus nos mains exploraient les moindres courbes de l'autre, plus notre baiser s'intensifiait. Jamais, non jamais, un baiser m'avait donné autant de sensations différentes, et violentes, c'est.. plaisant ! je m'avançais, la faisant s'allonger sur l'herbe. je ne la connais pas, du moins tres tres peu, et déjà nous en sommes là. Mais j'ai cette envie qui me brûle depuis que je l'ai vu. Je me met au dessus d'elle, ne relâchant pas ses lèvres, nos respirations ont considérablement augmentées, et mon désir aussi. Mais dans notre précipitation, nous perdons l'équilibre sur notre bout de colline, et nous roulons jusqu'en bas, heureusement qu'aucune pierre, ou autre objets pouvant nous blesser ou tuer n'étaient sur la route. Nous rigolons de notre situation. Je la relevais, lui enlevais les brindilles qui arborait sa chevelure, ele fit de même, puis me vola un baiser, les mains derriere son dos, se dandinant comme une petite fille, baissant la tête. Aah ce qu'elle est belle !
- Miyuki ! regarde !! j'ai réussi !
Cela va faire une semaine que je suis ici, avec elle. Elle n'a toujours pas parler. Du moins, pas pour engager une quelconque conversation, elle m'a appris des noms de plantes, et l'une d'elle, le soir, fleurit. Une superbe fleur aux pétales bleues-violettes, avec des pointes de rouge orangé. elle m'a dit qu'elle se nommait Miyuki. Et cette plante me fait penser à elle, du coup, ne sachant pas son nom, je la nomme ainsi, et ça n'a pas l'air de la déranger. Une semaine qu'elle m'apprend les noms de plantes, d'arbres, qu'elle me montre comment choper des fruits dans les arbres immenses de cette forêt, comment pêcher.. la vie quoi, sans technologie, tout à la force des bras, et de la logique. C'est dépaysant, mais on s'y fait vite.
Là je viens de reussir a pêcher un poisson, pas un piranhas, c'est encore trop dangereux pour moi..
Je prend des poses de winner, faisant le fier, arborant mes frêles muscles, qui se sont quand même bien développés depuis que je suis ici. Miyuki rigole, elle rit de bon coeur, et j'aime la voir comme ça. Tout les soirs, nous dormons sur la colline, là où notre histoire à commencer. Honnêtement je pourrais vivre ici, avec elle, eternellement.
J'arrêtais de faire le con, la pris dans mes bras, l'enlaçant de tout mon être, et je lui susurrais les mots qui, jusque là, n'était pas sortit, au risque de me prendre un refus.
- Miyuki j.. je... je t'aime
- ..hi..hiroto
- o_o Miyu tu.. as dit quoi ?
- Hiroto ^///^ Hiroto ! Hiroto
Oh oui, continue de répéter mon prénom, je suis si heureux, elle continue, elle sourit, et danse en disant mon prénom, je suis vraiment le plus heureux.
- Hiroto ! Hiroto ! ... PON !!
- HAAA quoi .. qu'est ce qu'il se passe .. qu... O_o... Shou ?
- tu es vraiment long à réveiller ! allez depêche toi, on doit partir faire notre shooting là. Grouille. les autres attendent aussi.
- ah oui oui, je me depêche ! Gomen.
Un rêve, tout ce ci n'était qu'un rêve.. Aujourd'hui nous devons allez faire notre premier shoot professionnel, notre manager nous a pas dit où, il nous à préciser que c'était une surprise et un endroit de rêve. Je m'habille en quatrieme vitesse, toute façon, je serais coiffé, habillé, maquillé là bas. Nous partons pour l'aéroport, nous en avons pour 5 heures de vol.
- la vache, ça dépayse là wahou, rajouta Nao
- Oh mon dieu, *.* c'est...
- Shou bave pas s'il te plait ! Et Pon, tu dis rien.
- Laisse le Saga, il est comme nous, admiratif, mais en silence, rigola Tora.
Admiratif ? non, je suis.. surpris, cet endroit m'est familier, et pour cause ! je suis dans l'endroit de mon rêve, exactement le même. Nous prenons un taxi, puis nous embarquons sur un bateau qui nous emmene là où, dans mon rêve, nous étions pris en photos. Se pourrait-il que cette fois, mon rêve devienne réalité ?
Une tempête nous obligea à arrêter la séance, mais, je n'étais pas sur une embarcation, nous étions à labris, dans une maison. J'étais quelque peu déçu.. mais après tout ce n'est qu'une coïncidence, et je ne suis tombé amoureux que d'un rêve.
Après plus de 2 heures, la tempête s'arrêta enfin, et nous ressortions continuer notre travail. Le gars nous emmena plus loin dans la forêt. Tout le monde s'amusait à prendre les pauses, moi en attendant mon tour, je m'éloignais un peu, mais pas trop, marchant un peu au hasard.
Je regardais en face de moi, et je la vis. Elle était différente de mon rêve, elle n'était pas habillée de guenilles déchirées telles une sauvageonne, elle avait un short et un t-shirt rayé, sale c'est vrai, mais.. c'était elle, la même fille de mes rêves, ma Miyuki.. Je m'approchait d'elle tendant la main vers elle. Elle ne bougeait pas. Elle avait les mêmes expressions.
Elle me sourit, comme si elle me connaissait elle aussi. Elle effleura ma main, mais ne la pris pas dans la sienne.
- Je.. Claire
- Hirotooooo c'est ton touuuur, tu parle à qui ?
Shou.. tu fais chier u_u. Je me retourne en sa direction, le regardant con, à qui je parle bah ça se voit non, à cette... jeune fille ? Claire n'est plus là. En un battement de cil, elle disparut de ma vue. Je cherchais partout du regard sa silouhette, sans succès. Shou m'emmena rejoindre les autres, et je fis le shooting avec concentration. Puis vint le temps où nous dûmes repartir. Nous reprenions le bateau qui nous emmenerait vers la civilasation, quand sur la berge, je la revis. Miyuki... Claire, je lui fis signe de la main, puis elle me répondit par un signe également. Et je la voyais s'éloigner, je voyais mon rêve devenir qu'une minuscule tâche à l'horizon, la rivière et sa forêt qui disparaissait de notre vue, mais jamais, de ma mémoire, je n'oublierais Claire. Jamais je ne pourrais devenir amnésique, de ce qui fut pour moi, le paradis, le temps d'un rêve.

